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Première activité de «recyclage» cosmique observée dans l'espace
2009-05-27

Une équipe internationale de chercheurs, composée de scientifiques du CRAQ, a observé pour la première fois une activité de «recyclage» cosmique, avec la mutation d'un pulsar ordinaire, condamné à s'éteindre, en pulsar à rotation rapide, à l'espérance de vie quasi-infinie, selon une étude parue dans la revue Science.

Ce phénomène a été constaté grâce au radiotélescope Robert C. Byrd de Green Bank, en Virginie Occidentale (est des États-Unis). La découverte est l'oeuvre d'une candidate à un doctorat en astrophysique, Anne Archibald et de son superviseur, Victoria Kaspi, du Groupe de recherche sur les pulsars de l'Université McGill, toutes deux membres du Centre de recherche en astrophysique du Québec, selon cette étude publiée jeudi 21 mai dans la prestigieuse revue Science.

Nés de l'explosion d'une étoile massive en fin de vie, un phénomène baptisé supernova, les pulsars sont des petites étoiles à neutron très dense et tournent sur eux-mêmes.

La plupart tournent relativement lentement, dix fois par seconde ou moins, et ralentissent au fil des millénaires, avant de s'éteindre.

«Toutefois, certains de ces vieux pulsars se +recyclent+ en pulsars millisecondes», explique Mme Kaspi.

«Ils finissent par tourner sur eux-mêmes extrêmement rapidement et peuvent ensuite émettre un rayonnement éternel», mais le processus n'avait jusqu'à présent jamais été observé directement, poursuit-elle.

«L'étude a permis de découvrir un grand nombre de nouveaux pulsars, mais celui-ci est vraiment spécial. Il s'agit d'un pulsar très fraîchement +recyclé+ qui sort tout juste de l'usine de recyclage», ajoute Mme Archibald.

Cette découverte pourrait permettre de vérifier une théorie selon laquelle les pulsars millisecondes sont créés dans des systèmes binaires (à deux étoiles) autorisant un pulsar à entretenir la vitesse de rotation d'un autre du fait de leur proximité.

«Imaginez une balle de tennis de table dans une baignoire, quand vous retirez le bouchon», explique madame Archibald. «Toute l'eau tourbillonne autour de la balle et la fait soudainement tourner beaucoup plus vite que lorsqu'elle flottait simplement à la surface»

Lien vers la revue Science : http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/1172740v1

Source :
Agence France Presse et Université McGill
Ernest Rutherford Physics Building
McGill University, 3600 University Street
Montreal, PQ, Canada H3A 2T8
Tél: 514-398-6412
vkaspi@physics.mcgill.ca

Renseignements :
Dr. Olivier Hernandez, relation avec les médias
CRAQ – Université de Montréal
Tél: 514-343-6111 ext 4681
olivier@astro.umontreal.ca


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